Étude du guanxi : les écrits scientifiques

Les écrits scientifiques sur le guanxi ne sont pas nécessairement accessibles à tous. Ils reflètent pourtant l’état de la recherche sur le phénomène des relations interpersonnelles en contexte chinois. Ces écrits, ainsi que les monographies accessibles sur le marché, apportent un éclairage différent et holistique, à l’image de chercheurs impliqués, lesquels sont issus des champs du management, de la sociologie, de l’anthropologie et de la psychologie. Une bonne compréhension du phénomène, passe possiblement par la lecture de certains de ces articles. Voir aussi notre bibliographie non exhaustive sur les relations interpersonnelles et le guanxi

 

  • Standifird (2006) suggère que la réputation de l’entreprise, et donc des individus qui la représente, est au cœur du succès en Chine. Un processus en trois étapes est proposé pour développer celle-ci : 1) établir une connexion avec une personne importante sur la base d’intérêts communs, 2) développer et maintenir une relation interpersonnelle de haute qualité avec cet individu et 3) développer un réseau de relations telles que décrite en 1 et 2. L’une des clés du succès en contexte chinois résiderait ainsi dans la capacité à reconnaitre que la réputation repose en grande partie sur l’effort consenti aux relations personnelles et à l’établissement du réseau relationnel de l’individu

  • Dans une communication à la rencontre annuelle de l’Academy of Management (2011),  intitulée The Challenge of Defining Guanxi : A Review, Guo Kaiyan (Carlin) propose une recension fort pertinente des écrits sur le guanxi. L’auteure y suggère que les nombreuses définitions du construit sont souvent génératrices de confusion. Elle y propose une catégorisation de celles-ci en fonction de paramètres spécifiques : 1) leur profondeur ou leur superficialité, 2) le sens littéral attribué au mot guanxi et les construits culturels en cause, 3) les comparaisons avec des construits introduits en Occident (réseaux sociaux et capital social) et 4) les analyses temporelles (antécédent, conséquence, processus et concept dynamique et en évolution). Trois principes-clés sont évoqués : la confiance, les obligations mutuelles et la transférabilité. L’une des conclusions de Guo est à l’effet que le guanxi pourrait être considéré comme une version typiquement chinoise des réseaux sociaux. (2011)
  • Dans un écrit de 2006, intitulé Constructive Realism and Confucian Relationism, Hwang discute notamment d’un cadre théorique sur la face et les faveurs en contexte chinois. Le modèle met en relation le demandeur de ressources à la recherche de guanxi, ou souhaitant le renforcer, et le répartiteur de ressources. La relation qui se crée entre eux peut prendre trois formes, selon le statut du demandeur (parenté, instrumental ou mixte) et est modulée en fonction de ce lien. Le texte constitue un écrit essentiel, lequel intègre les construits de la face, du guanxi et du renqing
  • Anne Tsui, Jiing-Lih Farh et Katherine R. Xin, dans Guanxi in the Chinese Context (2000) définissent ainsi le guanxi : une relation directe et particulière entre un individu et une ou plusieurs personnes. La relation directe et particulière fait en sorte que les tierces parties sont exclues du domaine du guanxi. Néanmoins, celles-ci jouent un rôle important, notamment dans la mesure où elles sont une forme de capital social pour l’individu impliqué dans un guanxi
  • Le professeur Luo Jar-der de l’Université Tsinghua à Beijing discute de l’importance du guanxi dans le cadre d’une entrevue de l’INSEAD réalisée en octobre 2009. Pour ceux qui trouvent difficile de saisir le sens du concept du guanxi, le professeur Luo suggère que, le guanxi étant une partie intégrante des réseaux sociaux chinois, il est nécessaire de comprendre la culture chinoise, voire d’apprendre le chinois, pour être en mesure de développer son guanxi. (2009)
  • Disponible sur I-Tunes, la conférence intitulée « The Rise of Guanxi in Chinese Transition Economy » date de 2008 et la recherche de quelques années auparavant, mais le sujet demeure toujours pertinent. Bian Yanjie pose des hypothèses intéressantes quant aux facteurs qui influencent le phénomène du guanxi et à sa survie dans une économie en transition. Sa typologie de la dynamique du guanxi est organisée autour de deux axes : la compétition sur le marché et l’incertitude institutionnelle. Mécanisme informel de coordination économique, les « réseaux de sentiments et d’échanges de faveurs » que sont les guanxi favorisent la circulation de l’information ainsi que la construction et le maintien de la confiance. Ils agissent aussi comme cadre normatif (2009)

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